Pourquoi Buggin va te faire venir à Astropolis ?

C’est le début de l’été. Les jours à rallonge sont toujours d’actualité. Encore plus lorsque tu es à Brest. Le 1er weekend de juillet rime dorénavant avec festivals. En dehors de la multitude d’évènements plébiscités par les tourneurs, un petit résiste encore et toujours à l’envahisseur. Un petit qui a quand même bien poussé. En effet, Astropolis va avoir 24 ans cette années. Ce qui en fait le plus vieux festival de musiques électroniques de notre territoire. Pas besoin de ciré ni de bottes, Buggin te dévoile ce qui va t’émerveiller (ou ce que tu vas manquer si t’es un loser).

astropolisVendredi, hommage aux producteurs de porcs

Comme d’hab’, on se retrouve en contrebas des remparts pour la première partie qui s’annonce musclée. Tandis que La Carène s’associe avec le Rex Club qui fête ses 30 ans d’existence, le petit club nommé La Suite ira toquer un peu plus au Nord. On délaissera l’Astropunch pour une bonne pinte en s’extasiant devant des lives d’Aleksi Perälä et Ancient Methods alors que les fins diggers que sont Peter Van Hoesen et DJ Pete ensorcèleront la caverneuse rue Amiral Nielly. Un line up six étoiles pour cet Astroclub. Et faites attention, pendant la bataille les toilettes ne sont pas toujours propres.

Revenons un peu sur le Bunker qui verra les déesses du groove Molly et Avalon Emerson faire danser la jeunesse bretonne. Ajouter à cela un live act par Sébastien Devaud aka Agoria et la house euphorisante de Kornel Kovacs pour une nuit qui s’annonce plus accessible que sa voisine. On n’oubliera pas l’ambiance full love de la room 2 par la Station Rose.

Le Grand Ouest à l’honneur

Pour ne pas déroger à la règle de sympathie, Astropolis cherche toujours à mettre en avant les collectifs et artistes les plus actifs de notre belle région, voire un peu au-delà des frontières administratives. Que ce soit en terrasse de bar, dans les parcs, dans un lavoir, dans un centre d’arts ou pendant un concours de pétanque, une ribambelle de DJ’s et producteurs se chargeront d’égayer la ville. Moment phare pour certains, la scène Tremplin qui posera une nouvelle fois son dôme dans le domaine du Manoir de Keroual, à côté des grands. On va être sympa et faire un peu de pub en citant ÖND, NVNA, Jean Terechkova et TRMA, nos chouchous. Crédits +1000 pour “Astro” et des bisous sur leur front pour permettre aux crews d’avoir la visibilité qu’ils méritent.

La longue marche spirituelle vers Keroual

Tu es encore un novice du festival ? Cela signifie que tu ne connais pas encore cette longue allée qui arpente le bois de Keroual. C’est au bout de celle-ci que se trouve le saint Graal, le manoir du même nom. Mais attention, si tu arrives trop tard sur place, tu auras loupé des trucs bien cool. Car ici, on ne garde pas le meilleur pour la fin, on garde le meilleur pour toute la nuit. Bref, tu risques de te retrouver dans les embouteillages à l’entrée, ce qui serait fort dommage.

Sur les trois grosses scènes, l’Astrofloor reste l’emblématique nom. Celui où vont se succéder les têtes d’affiche : Nina Kraviz, Modeselektor et Laurent Garnier qui se chargera du closing. Une tête pas si nouvelle s’intercalera sur ce plateau, j’ai nommé Madben qui vient de sortir son premier album Frequences. Sans oublier l’indétrônable Sonic Crew et les bons gars de Texture à qui sera confié le warm-up.

L’abondance de têtes connues sur l’Astrofloor laissera surement plus de place dans La Cour où se mêleront techno féroce et EBM du futur avec Dax J, Jasss et Not Waving. Des trios et des duos complèteront votre galette. Premier cité, LSD aka l’association entre Luke Slater, Steve Bicknell et Function. Ensuite, Electric Rescue et Kmyle qui forment Laval déferleront sur cette scène comme a pu le faire Stéphane Pédron lors de la grande époque du stade Francis Le Basser. Pour finir, Medlar et Doc Daneeka poseront leur patte UK pour un lever de soleil (on l’espère) toujours épique à cet endroit.

La tête dans les nuages

Manu la tête dans les nuages

On ne vous laisse pas en reste. Bien entendu que la scène Mekanik sera présente. Celle des plus extrêmes, des plus fous. Là où le rythme est plus élevé qu’ailleurs. Cette année, Manu le Malin et sa troupe ont de nouveau concocté un enchainement de qualité. La folie de Otto Von Schirach, la démence incarnée par 14Anger et Budburnerz, la belgitude de KTRM entre autres. Moment fort, la présence du trio ISR dont Lenny Dee est un membre éminent. On n’oubliera pas les fidèles que sont Elisa Do Brasil et notre Manu national. Je ne sais pas pour vous, mais ma petite bouille sera souvent fourrée là-bas !

Précédemment citée, la scène Tremplin mettra à l’honneur des artistes émergeants du Grand Ouest sous le magnifique Dôme dont le mapping devrait encore hypnotiser tout le monde. Petite surprise de dernière minute, un van sponsorisé par la firme aux taureaux et qui donne des ailes viendra stationner dans le bois. Une belle alternative à la scène chill qui cette fois ci se voudra plutôt disco et paillettes avec comme conducteurs principal Monsieur Antinote « Zaltan » qui effectuera un b2b avec le lyonnais Sacha Mambo.

Ici c’est Brest !

Slogan souvent entendu au bord des terrains de Ligue 2 ces dernières saisons, cette mégalopole plus connue pour sa reconstruction d’après-guerre et son port militaire regorge de coins sympathiques. Il est vrai que la gare n’annonce absolument rien de sexy mais détrompez-vous, c’est le premier weekend de juillet que ça bouge !

  • Le Vauban : QG du festival, c’est également un bar, un hôtel, un restaurant et une salle de concert en sous-sol où les survivants se retrouveront le dimanche soir.
  • Le Kelig : Le meilleur hôtel de Brest. J’exagère bien sûr, mais c’est un tout. On ne trouvera pas mieux que la gérante Pascale pour vous accueillir. En plus ils font des rabais si tu viens au festival.
  • La Choppe : Ça flaire bon le troquet de quartier, un nom comme ça. Placé entre le Vauban et la place de la Liberté, vous pourrez déguster une pils pas chère en hurlant derrière l’Equipe de France qui atomisera l’Espagne en quart de finale 1-0, but d’Adil Rami. C’est aussi ça, la beauté du sport.
  • Rue de Siam : Pas l’album de Marquis de Sade mais la longue artère qui descend jusqu’au pont de Recouvrance. Plein de magasins, et surtout un Carrefour City connu pour être fréquenté par les festivaliers assoiffés. Pour les petits budgets, un Leclerc caché un peu plus haut propose de bonnes bières pas chères. Sinon, allez tester Bières et Malt, paraît que ça vaut le coup.
  • La Crêpe Flambée : Si tu trouves celle-ci, c’est que tu la mérites. Bien planquée rue Saint-Säens, on y trouve des crêpes salées et sucrées pour un très bon rapport qualité-prix. Un conseil, ne parlez surtout pas de galette, on n’est pas à Rennes ici !

Pour plus d’information, visitez le site web bien styley du festival : http://astropolis.org/astropolis24/index.php?page=programmation

Par Thibaut Bazylak

Crédits photos : Alban Gendrot, David Barthélémy

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