Les tops de la rédaction #3 : Julie Lechaplais

120 bpm1- 120 battements par minute, de Robin Campillo

De ce film resteront des scènes mémorables de par leur beauté singulière. On peut citer celle dans la discothèque où la caméra réussit à capturer les particules de poussières, une beauté suspendue. Dans ce film, tout s’entrelace : la vie, la mort, l’amour, les corps, le tout rythmé par une bande originale excitante.
La claque de fin fut le générique, se voulant silencieux mais contré grâce aux dizaines de claquements de doigts s’élevant dans la salle, émue.

petit paysan2- Petit Paysan, de Hubert Charuel

Ce film sans prétention a tout d’un grand. Le synopsis est impeccable, ainsi que le duo frère et sœur qu’incarnent Sara Giraudeau et Swann Arlaud. Ce binôme embarque le spectateur dans une sorte de thriller auquel on ne s’attend pas. À travers la caméra, le réalisateur (fils d’agriculteurs) prouve que le milieu rural lui ait familier, tant la relation bête/humain se révèle juste et sincère.

 

la la land3- La La Land, de Damien Chazelle

Sur le papier, ce film n’était pas fait pour moi : comédie musicale, musique jazz, Ryan Gosling…

Même la première scène m’a fait très peur et, finalement, ce film m’a plus que convaincue et a réussi à me faire aimer tout ce qui me rebutait au début. Pour dire, la B.O. résonne encore chez moi en écrivant ce papier. Tout fonctionne, le couple est divin, et petit plus pour la fin inattendue qui ne tombe pas dans le pathos.

 

the florida project4- The Florida Project, de Sean Baker

Film vu in extremis fin décembre. Ça aurait été dommage de passer à côté de cette petite pépite vitaminée. On tombe sous le charme de ce motel quelque peu pourave que tente d’égayer d’une façade rose le gérant incarné par Willem Dafoe, parfait dans ce rôle de justicier. Son actrice principale, Brooklynn Prince, est toute aussi attachante. La fin m’a quelque peu déçue mais le reste rattrape ce petit loupé.

 

coco5- Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina

On nous apprend dans ce film le sens premier du mot “fête” des morts (dia de los muertos en V.O.). Au Mexique, les familles célèbrent ce jour en dansant, chantant, mangeant, en vivant ! Miguel nous entraîne dans l’au-delà joyeux où ses ancêtres vivent leur seconde vie. Et si la mort n’était pas si triste ? Beaucoup de sentiments se mêlent au cours du dessin animé et il réussit à faire passer le message le plus important : ne pas oublier ceux qui nous ont quittés, célébrons-les. J’ai aimé aussi le titre, Coco, qui se dessine en filigrane au cours de l’histoire.

Bonus :

graveGrave, de Julia Ducournau

À mi-chemin entre le ridicule et le sérieux, flirtant entre le réel et la fiction, Grave nous attire aisément dans cette histoire de cannibalisme. J’ai aimé la réalité dans laquelle l’histoire s’ancrait : une jeune fille découvrant la vie étudiante dans une école vétérinaire morose et, en même temps, l’absurdité de certaines scènes cannibales.

 

 

Par Julie “Gom’s” Lechaplais

Pas de commentaires